Bulletin de commande

Revues « Chantiers d’art-thérapie »

Une revue conçue par l’équipe de professionnels de l’Atepp-Cefat, désireux de trouver un style d’écriture à l’image de la pratique et la pensée art-thérapeutiques.
C’est pourquoi notre revue fait coexister :
•  les fondations et perspectives théorico-cliniques : où les concepts et les pratiques s’écrivent noir sur blanc
les chantiers/ateliers : où des expériences sensibles se disent en images et textes, qui saisissent sur le vif les processus de création,
le filet : où se mêlent allégrement photos, œuvres d’art et dessins d’enfants, poésie, littérature et concepts théoriques, pour tisser un filet associatif et soutenir une pensée créatrice.

Pourquoi Chantiers ? , parce qu’un chantier est une œuvre en train de se construire, un lieu où ça œuvre pour poser des fondations et construire un édifice.
Une belle revue, sensible et rigoureuse, qui s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux médiations dans une perspective de créativité ou de soins.

Déjà publiés

  • N°1 : Sur le chantier des art-thérapeutes
  • N°2 : Ce qui reste…
  • N°3 : La reprise à l’œuvre
  • N°4 : Création(s) d’espace
  • N°5 : Les lois de la matière, malléabilité et résistance

 

A venir

  • N°6 : Façons de faire

Revues

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Les lois de la matière – malléabilité et résistance

Chantiers d’art-thérapie  | N°005
Un matériau est régi par des lois propres, inhérentes à sa structure et à sa composition. Sous l’effet de différentes contraintes — chocs, pressions, étirements —, une matière montrera des aptitudes plus ou moins fortes à résister à la déformation, à absorber l’énergie d’un choc, à s’étirer ou à se rompre. Ainsi, à chaque matériau, correspondent des potentialités propres de malléabilité et de résistance.
Ces propriétés deviennent hautement signifiantes dans les expériences que vivent les personnes dans les dispositifs de soin à médiation plastique. Les matériaux ne sont pas neutres, leurs lois et leurs qualités imposent une altérité fondamentale dans la rencontre plastique. Sollicité dans l’expérience de relation à l’objet à travers le matériau, le sujet ressent que celui-ci porte, accompagne ou au contraire fait résistance à ses tentatives d’expression. Cette relation où il est question de « chercher à vivre avec la matière » constitue le lieu de transfert sur la matière.
Dans les ateliers d’art-thérapie, c’est l’empreinte de ces transferts que nous voyons à l’œuvre.
Les Pinceaux se sont attachés, lors de la journée annuelle 2016, à questionner les qualités de cette rencontre. Comment les matières plastiques font-elles écho ou effet de coïncidence pour le sujet, en fonction de leurs qualités physiques ? Comment assurent-elles en même temps un écart suffisamment tolérable pour que s’engage un acte de création, un acte signifiant ? Comment ces qualités de malléabilité et de résistance font-elles effet dans le processus de création et de transformation dans le monde interne du sujet ?
Et que nous dit la nature du lien qui unit le choix d’un matériau au monde interne d’une personne…

 

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Création(s) d’espace

Chantiers d’art-thérapie  | N°004

L’espace est d’abord ressenti comme lieu où notre corps se déplace, il est perçu comme dimension que l’on parcourt dans une architecture, vers un espace paysager, autour d’une sculpture. Dans l’atelier, les corps s’inscrivent dans l’espace et participent à sa construction en le dessinant, le délimitant, le découpant, ou en voulant s’effacer. Le dispositif même se manifeste à l’existence de ces corps par des cloisonnements, des bifurcations, des objets interposés, des matières proposées, des trajectoires imposées, des seuils à franchir ou à éviter, des « manipulations » de toutes sortes.
Comment se positionne-t-on dans ces différents lieux ?
Quelle logique préside à leur aménagement, à leur typologie ?
Pour certains des patients en atelier d’art-thérapie, l’espace est sans bord, sans limite et donc sans support. Ils sont à la recherche d’une surface, d’une limitation et de contours.
Comment, dans la structuration du dispositif, amener le sujet à « habiter sa maison », son corps ?
Quel rôle pourrait y jouer la matière, peut- elle contenir, faire surface ?
Comment, dès lors, aménager l’espace et le rendre praticable ?
Autant de questionnements que cette revue n°4 permet d’approcher, au travers de présentations théorico-cliniques, d’expérimentations en ateliers ou de regards issus du monde de l’art.

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La reprise à l’œuvre

Chantiers d’art-thérapie  | N°003

« Lorsqu’on peint ou que l’on écrit, c’est toujours comme si l’on avait oublié quelque chose. » H. Cueco.

Qu’est-ce qui se dérobe, défile, vacille, flotte pour que nous ayons besoin de retrouver, repriser, reprendre, rejoindre ?
La reprise est-elle une catégorie paradoxale qui côtoie la répétition ? Reprise et ressouvenir sont-ils un même mouvement mais en direction opposée ?
Trajectoire en spirale dans laquelle on passe et repasse. Il y a toujours un parcours à retrouver, un appel à une re-figuration.
La reprise, après-coup, de ce qui s’est joué et déjoué, est-elle une exigence de la vie psychique ? La condition pour se refléter, avec l’espoir, à chaque fois, de plus grande justesse entre ce qui se passe ailleurs sur la matière et, en même temps dans nos profondeurs psychiques.
L’atelier est agité par les vagues intérieures, qui se signalent par un mélange de maladresse, d’ironie et de tendresse, orchestré par l’étourdissante improvisation de la main, qui cherche sans cesse à y revenir.
Cet appétit à saisir : ressaisir, figurer, re-figurer par des actes, gestes, couleurs, matières.
Matière plastique, prise et reprise dans ces logiques de temps, invite le surgissement d’une chose nouvelle.

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Ce qui reste – des déchets et autres poussières –

Chantiers d’art-thérapie  | N°002
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// Fondations et perspectives théorico-cliniques  > télécharger un extrait
// Les Chantiers/ateliers  > télécharger un extrait
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De l’enfance on se souvient : « Il faut finir les restes ! » « Pas de reste dans l’assiette ». De l’école : le reste de la soustraction ou de la division « Combien il reste ? ». De nos amours : « que reste-t il de nos amours ? ». Il y a du manque dans les restes …
Et à l’atelier ? Faut-il finir les restes ? Que faire de ce qui reste ? Faut-il jeter, oublier, transformer ? Restes poubelles ou restes recyclables ?…
Mais, nous voudrions, avant de nous poser ces questions, voir les restes autrement. Abandonner la notion de recyclage, se défaire des idées de perte, de passé et d’avenir. Voir « ce qui reste » comme un objet d’une extrême singularité.
Toutes les matières plastiques fabriquent-elles des restes ? Poussière d’argile, copeaux de fer, sciure de bois…
Et à quel moment les nomme-t-on « restes » ? Moment de rupture, dispersion, éparpillement… L’air de rien, que peuvent-ils dire ?

 

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Sur le chantier

Chantiers d’art-thérapie  | N°001
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Comment parler du travail de l’art-thérapie, à l’atelier, dans sa « cuisine », quand il cherche, recherche, tâtonne, expérimente, rate, recommence ? Quand il rencontre les patients, accueille ce qui arrive, ne comprend pas, en parle à d’autres, s’interroge, lit et relit cent fois le même texte, bâtit peu à peu une pensée ? Enfin un mot savait nommer ce que nous cherchions à dire : chantier.
Nous étions en chantier. Nous le sommes toujours.

Ainsi est né ce premier numéro de « Chantiers d’art-thérapie ».
En laissant une trace ce premier Chantier s’inscrit dans le temps et s’ouvre à un avenir. A partir de maintenant nos chantiers sont ouverts.
Bienvenue à tous ceux qui, avec nous, bouillonneront et brouillonneront avec enthousiasme cette œuvre en construction.