pdfJournée annuelle 2017

Journée annuelle 2017

// La journée aura lieu le samedi 03 juin 2017

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre Journée Annuelle 2017, vous trouverez en PJ le programme de la Journée, en espérant de vous y retrouver.

« Façons de faire
Pensée en gestes, dans l’oubli d’y penser »

Qui se tiendra le samedi 3 juin
à l’Institut Catholique – 21 rue d’Assas – Paris 6ème

Deux moments forts ponctueront cette Journée :

– des interventions théorico-cliniques, d’art-thérapeutes, psychanalystes et philosophes,
– des ateliers « Carambolages de carnets de recherche en médiations plastiques », pour partager une démarche méthodologique originale des art-thérapeutes diplômés des Pinceaux, à l’image de la pratique et la pensée art-thérapeutiques qui nous anime

Et, un apéro de fin de Journée pour fêter l’agrandissement des Pinceaux pour ses 35 ans !

L’équipe de l’Atepp-Cefat Les Pinceaux sera heureuse de vous y accueillir.

Si vous souhaitez y participer :
– remplissez le bulletin joint et envoyez-le au secrétariat des Pinceaux:  
secretariat@lespinceaux.org
– si vous êtes adhérent ou ancien étudiant des Pinceaux merci de confirmer votre présence par mail au secrétariat.

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Les années précédentes :

LA JOURNEE 2016 > Les lois de la matière : malléabilité et résistance en art-thérapie

« Quand j’attaque la matière, je me sens vivante. Le corps à corps avec le matériau, virtuel ou réel, qu’il s’agisse des mots pour l’écrivain ou d’une matière plastique pour le créateur se fait dans un rapport physique.
La forme, conçue de façon préconsciente, est souvent oubliée dès sa création et sans cesse à refaire ».
Louise Bourgeois, 2010

Le thème de cette journée annuelle se situe dans la continuité d’un travail que nous menons depuis plusieurs années, dans notre formation, dans nos ateliers, et qui n’a cessé d’évoluer, constituant ainsi l’un des fondements de notre champ de réflexion : questionner la matière, dans le sens particulier des matériaux plastiques, comme substance sensible dans ses dimensions psycho-corporelles, affectives, symboliques et les multiples effets qu’entraînent leur utilisation en atelier.

Si la matière des mots a été longuement analysée, sa structure, sa syntaxe, sa plasticité, ses lapsus ; la matière plastique et ses lois, objet de la science, nécessitent qu’on fasse le même travail.

De nombreux écrits soulignent l’importance des matériaux dans le processus thérapeutique mais ce constat établit, l’attention se dirige le plus souvent ailleurs. Peu d’auteurs se sont penchés sur cette question.
Parmi ceux qui l’ont approfondi, nous retrouvons Sara Pain et Gladys Jarreau. Le concept de médium malléable, repris à Marion Millner par René Roussillon, nous aide à situer la réflexion du coté de la transformation de ces matériaux telle que nous la proposons en atelier ainsi que des représentations psychiques liées à cette transformation.

Chaque matériau possède des lois qui lui sont propres, inhérentes à sa structure et à sa composition.
Certains vont se laisser faire indéfiniment, d’autres vont résister provoquant une implication du corps différente. Qu’est-ce qu’une matière malléable ?
Qu’en est il de ces matières informes ou instables, l’eau, le tissu, le fil ? Que dire d’un matériau qui résiste dans ses possibilités à être transformé comme la pierre ou le fer ?

Si nous parions sur l’infini capacité de transformation des matériaux, n’est-ce pas dans la dualité malléabilité-résistance que se situe la mise au travail des représentations psychiques ?
Comment dès lors en proposer l’exploration dans un dispositif d’atelier ?

Pour beaucoup de patients, la confrontation à un réel tangible est violente ; quels enjeux transformationnels sur la psyché, l’apprivoisement de la matière, pourrait permettre dans la réappropriation de ce réel ?, et, que nous dit la nature du lien qui unit le choix d’un matériau au monde interne d’une personne ?

LA JOURNEE 2013 > Création(s) d'espace. Lieux - corps - œuvres
L’espace est d’abord ressenti comme lieu où notre corps se déplace. En ce sens, il est perçu comme dimension, une dimension que l’on parcourt dans une architecture, vers un espace paysager, autour d’une sculpture.

Dans le dispositif d’art thérapie, les dimensions concernent le support (largeur, hauteur, épaisseur, volume), son positionnement (au sol, sur la table, au mur) et, avec les outils et les gestes, cela détermine l’espace vécu de la production (au dessus, en face, autour), donc des relations topologiques, ainsi que les manières d’appréhender l’espace et de l’investir.
Dans l’atelier, d’une part, les corps s’inscrivent dans l’espace et participent à sa construction en le dessinant, le délimitant, le découpant, ou voulant s`effacer ; De l’autre, le dispositif même se manifeste à l’existence de ces corps par des cloisonnements, des bifurcations, des objets interposés, des matières proposées, des trajectoires imposées, des seuils à franchir ou à éviter, des « manipulations » de toutes sortes.

Comment se positionne-t-on dans ces différents lieux ? Quelle logique préside à leur aménagement, à leur typologie ? Existent-t-ils en dehors de notre perception ? Sont-ils transportables ?

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LA JOURNEE 2012 > Les 30 ans de l'ATEPP-CEFAT / La reprise à l’œuvre

Des interventions théoriques et cliniques fécondes en idées pour la pensée art-thérapeutique, une exposition foisonnante des Carnets de recherche des art-thérapeutes diplômés à l’Atepp-Cefat, trois étonnants chantiers/ateliers : BD reprises croisées, Prise urbaine, Points de reprise, et un magnifique concert pour clôturer la journée.
La revue n°3 des « Chantiers d’art-thérapie » donnera forme écrite et visuelle à tout cette pensée en mouvement, vous pouvez des ores et déjà la réserver

Qu’est-ce qui se dérobe, défile, vacille, flotte pour que nous ayons besoin de retrouver, repriser, reprendre, rejoindre ? Trajectoire en spirale dans laquelle on passe et repasse. Il y a toujours un parcours à retrouver, un appel à une re-figuration.

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Programme de la Journée 2012  +

L’art-thérapeute scande le temps lorsque le hors temps s’impose sans ponctuation. Quand le passé est empiétant sans reprise pour inaugurer et transformer l’avenir. (…) Matière plastique, prise et reprise dans ces logiques de temps, invite le surgissement d’une chose nouvelle. Cet appétit à saisir, ressaisir, figurer, re-figurer, par des actes, gestes, couleurs, matières. Trouver l’équilibre, faire et refaire pour relier un peu plus le visible à l’invisible, le tangible à l’inexplicable.

La reprise, après-coup de ce qui s’est joué et déjoué, est-elle une exigence de la vie psychique ? La condition pour se refléter, avec l’espoir à chaque fois d’une plus grande justesse entre ce qui se passe ailleurs sur la matière et en même temps dans nos profondeurs psychiques ? La reprise, est-ce l’effet qui fait voir autrement ce qui avait été vu ? Qui fait dire ce qui s’est tu ? Qui fait du plaisir à la trouvaille, de la fureur à ce qui devait disparaître ?

L’attention va et vient parfois soucieuse et vagabonde pour donner au passé un avenir sensible.

LA JOURNEE 2011 > Ce qui reste… des déchets et autres poussières
Le n°2 de la revue « Chantiers d’art-thérapie » reprend les interventions théorico-cliniques de cette Journée auxquels viennent s’ajouter de nouvelles réflexions et textes. On y trouve aussi, en photos et en mots, les expériences plastiques des ateliers/chantiers, ainsi que les conclusions des questionnaires donnés aux participants. Enfin, un filet-glossaire ouvre la recherche vers d’autres univers : la littérature, la poésie, la photo, les réalisations d’enfants et l’humour !

Programme de la Journée 2011-p1 +
Programme de la Journée 2011-p2 +
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LA JOURNEE 2010 > Sur le chantier des art-thérapeutes
La Journée 2010, bouillonnante de pensées et d’expériences, a été à l’origine du lancement de la revue « Chantiers d’art-thérapie ».

Mots clés : chercher, glaner, garder, abandonner, expérimenter, rater, recommencer, lire, relire,
rencontrer les patients, accueillir ce qui arrive, faire des ponts, tisser des liens.

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